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Sortir de sa zone de confort : ma première cyclosportive!

Par Martin Malo

Des trois disciples du triathlon, le vélo est ma force. En compétition, où je suis choyé puisque la portion vélo compte toujours pour la moitié de la distance, je gagne souvent du temps sur mes adversaires en pédalant... avant que certains ne me rattrapent en course à pied!

 

J’adore rouler vite et contrairement à la course ou en natation, c’est facile pour moi de respecter les entraînements planifiés ou même d’en faire plus lorsque je suis sur deux roues.

Cette année, j’ai envisagé le triathlon avec une certaine lassitude. C’est pourquoi j’ai décidé de suivre les conseils de partenaires et de participer à mes premières cyclosportives, un virage qui me tente depuis un bon moment, mais que je n’osais emprunter, craintif.

 

La peur de l’inconnu, le manque d’expérience, les risques plus grands d’accidents, le manque de confiance en moi, l’achat d’un vélo de route : plusieurs éléments favorisaient la procrastination.

 

J’ai fait le saut en mai dernier et j’ai adoré!

 

Avec mon niveau de stress et mon excès de prudence handicapant durant les premiers kilomètres de peloton, j’étais certain que j’allais finir dernier. Pourtant, à ma grande surprise, j’ai finalement terminé en excellente position au Nordet de Saint-Donat. J’ai beaucoup appris à la suite de cette première expérience et immédiatement après avoir franchi la ligne d’arrivée, je voulais recommencer pour faire les choses différemment.

 

Il n’y a pas que le vélo qui diffère lorsque l’on compare le triathlon et le cyclosportive : il s’agit en fait d’une approche totalement différente. Alors que l’endurance et la puissance sont constamment mis à l’épreuve dans le premier, ce sont plutôt les stratégies et les efforts soudains qui permettent de bien se positionner dans le second.

 

L’idée est de ne pas perdre sa position dans le peloton. Comme le sillonnage est permis (il est interdit et puni par les officiels en triathlon), chacun bénéficie de l’aspiration du cycliste précédent... à condition de le suivre dans la roue. Il faut donc demeurer aux aguets et être prêt à bien réagir pour éviter les carambolages. Autre raison d’être tout à fait attentif à ce qui se passe : certains tenteront des échappées et, faute de réagir à temps en poussant au maximum, on peut alors perdre de vue le peloton et devoir mettre les bouchées doubles pour le rattraper. C’est ce qui m’était arrivé à St-Donat...

 

Le Défi Vélo-Mag, disputé en septembre dans le magnifique parc de la Mauricie, a toutes les raisons d’être aussi archi-populaire et d’afficher complet dès le début des inscriptions. Malgré la frousse provoquée par le nombre encore plus imposant de cyclistes et le haut niveau de compétition, j’ai adoré cette deuxième expérience et je serai de la partie l’an prochain. J’en ai encore beaucoup à apprendre!
 

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